
Après la pluie de ces dernières semaines, nous avons enfin eu quelques jours de beau temps d’affilée qui ont permis au sol de ressuyer (un peu). Je me suis donc lancée dans les premières plantations, salades et oignons, que j’ai protégées sous un petit tunnel bien sûr. Et heureusement car dès la nuit suivante il a gelé, mais tout le monde a survécu.
Comme sur la butte où j’ai choisi de les installer cette année, il y avait encore beaucoup d’argile par endroits (j’apporte de la matière organique, mais visiblement pas encore assez), j’en ai enlevé quelques pelletées, et puis j’ai fait une opération pas très orthodoxe : j’ai raclé la terre sur une dizaine de centimètres de profondeur, que j’ai poussée sur les côtés pour en faire des bordures légèrement surélevées pour mes oignons, et j’ai ajouté une bonne couche d’un mélange opportuniste de compost de jardin bien décomposé, d’écorces compostées et de cendres (chauffage au bois oblige, le tas d’écorces et de cendres ne cesse de grossir, j’ai fini par aller voir dessous et ça commence à être bien décomposé). On va voir ce que ça donne ! Mais ça ne pourra pas être pire que l’argile.

Si vous vous demandez pourquoi j’ai mis mes oignons près de mes salades, c’est là aussi un choix opportuniste. J’ai acheté mon petit tunnel l’année dernière, pour y mettre surtout des salades et espérer en profiter avant l’été. Comme j’avais bien désherbé le sol pour les planter, par facilité, j’y ai aussi installé une partie de mes oignons, ça évitait de travailler un autre endroit en même temps. Eh bien, les limaces adorent visiblement les tiges des oignons, elles ont donc laissé mes salades tranquilles ! Si comme moi, vous avez dans votre jardin des limaces de compétition, mettez toujours à proximité des plantes qu’elles apprécient, vous pourrez enfin déguster vos salades. Les œillets d’Inde font très bien l’affaire aussi, la première année où j’ai réussi à avoir des salades dignes de ce nom, c’est quand je les avais mises à proximité des œillets d’Inde. Bon, les œillets d’Inde n’ont pas survécu, que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir…






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